Apprendre à danser sous la pluie, Margaux Gilquin

 

Genre : littérature contemporaine

Editions : Lazare et Capucine

Paru en : mars 2018

Nombre de pages : 195

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Passe l’orage…

 

Résumé : « Laure se partage entre ce Paris flamboyant qu’elle aime tant où elle côtoie journalistes, auteurs, politiques, et la Grande Maison de la douce tante Marthe, dans la quiétude dont elle a besoin pour se ressourcer. Aidée d’Arnaud, un psy peu conventionnel, notre héroïne va remonter le temps jusqu’à un certain jour de juillet où sa vie a basculé, emportant avec elle Marie, sa sœur jumelle. Ainsi, entourée du ténébreux François, de ses amies fidèles Nade et Martine, elle va renouer petit à petit avec ces instants fugaces de bonheur qu’il faut savoir saisir, s’alléger de ce qui l’encombre et l’empêche d’avancer, pour se construire un avenir plein de promesses. Résilience, amour et amitié sont les maîtres-mots de ce roman plein de gaîté, de joie, mais aussi de tendresse et d’humour. 
Plus qu’un ouvrage « feel good », ce livre vous emportera dans un tourbillon d’émotions dont vous ressortirez prêts à danser sous la pluie ! »

 

 

Margaux Gilquin nous offre un beau roman sur la résilience. Le personnage principal, Laure, est une femme approchant la soixantaine et débordant de vie, « adulescente », qui pourtant s’interdit de vivre. Enfermée dans le souvenir d’une petite fille, c’est en revenant sur les terres de son enfance qu’elle apprend à vivre.

Grâce à tante Marthe, ce puits infini de sagesse, chez qui elle vient s’installer comme « dame de compagnie ». Tante Marthe appartient à ces vieilles dames qui ont connu leur lot de souffrances et distillent sans les imposer des leçons de vie, une philosophie simple et cependant essentielle.

Dans le paysage apaisant du Lot-et-Garonne, Laure se retrouve, écrit un premier livre, est débordée par un succès qu’elle n’avait pas envisagé, multiplie les allers-retours à Paris. Mais sa vie est intimement liée à ses terres natales, où se passe l’essentiel de l’intrigue. C’est un personnage aimant et curieux que Laure, Margaux Gilquin y a mis beaucoup d’elle-même, semble-t-il, dans un effet miroir très intéressant.

Laure n’est pas la seule à chercher son chemin de résilience. Apprendre à danser sous la pluie rassemble de nombreux personnages, qu’il serait trop long de détailler ici. Laissons au lecteur le plaisir de les découvrir par lui-même, car chacun apporte au récit. Impossible toutefois de faire l’impasse sur François, lui aussi en proie à des fantômes, cherchant dans la demeure de tante Marthe le moyen de vivre malgré tout.

Car « La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe. C’est d’apprendre à danser sous la pluie ». Cette phrase de Sénèque tient lieu de philosophie générale au roman de Margaux Gilquin, un récit vivant, tendre, aimant, qui laisse quand on le referme l’impression d’un bonheur à portée de main, même au milieu des tempêtes.

Beau, tout simplement.

2 commentaires sur “Apprendre à danser sous la pluie, Margaux Gilquin

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