Beignets de tomates vertes, Fannie Flagg

 

Genre : littérature contemporaine

Editions : J’ai Lu

Paru en : 2009

Nombre de pages : 474

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Drôle, tendre et tragique

 

Résumé : Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

Il y a deux sortes de livres : ceux qui se lisent vite, d’un trait, dans l’urgence, et ceux, comme Beignets de tomates vertes, qu’on savoure lentement, dans une langueur douce. Il faut s’accrocher au début. Le tempo est lent, long, celui de multiples vies qui se mettent en place. Il faut apprendre à jongler entre le présent des années 80, celui de la rencontre entre la vieille Ninny et Evelyn, spectatrice de sa propre vie ; le passé des années 20-30-40, l’époque rapportée par Ninny et par les chroniques étranges et drôles de Dott Weems, dont on ignore au début de qui il s’agit. Jongler aussi et de plus en plus avec un nombre considérable de personnages, ceux de Whistle Stop, et s’y perdre régulièrement.

Puis on se familiarise avec les lieux, les époques, les individus. On devient tout à la fois spectateur et intime des vies qui se dessinent dans cette bourgade sans grand intérêt d’Alabama. Une histoire drôle, tragique, tendre et douce. Tous les personnages qui s’en approchent en sortent avec quelque chose en plus, comme une petite flamme qui les réchauffe leur vie durant.

Parallèlement, on observe l’évolution d’Evelyn, femme au foyer d’une sagesse exemplaire, qui cherche une issue dans sa vie bien rangée. Sous l’image lisse se cache une grande colère, et un regard sur ce qui l’entoure particulièrement critique. Un moment d’une grande drôlerie, à ne pas manquer : quand Evelyn prend conscience que le monde tourne autour des hommes, et de leurs paires de couilles. Excellentissime !

 

 

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