Comme un garçon, Laure Lapègue

 

Genre : roman noir

Editions : Booknseries

Paru en : 2011

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Noir et blanc

 

Résumé :  La quête d’identité de Naya , fille d’un couple d’instit apparemment sans histoires et expatrié en Guadeloupe, démarre comme un roman pour ado. Mais, très vite, on ressent le malaise lié au secret de famille dont l’héroïne fait la découverte de façon presque fortuite. Comme un garçon est un roman qui prend aux tripes. On est embarqué par l’héroïne, on cherche avec elle, on partage sa révolte, on se pose 1000 questions jusqu’à la dernière page où l’impensable est dévoilé.

Deuxième roman de Laure Lapègue que je lis. Une lecture que j’ai appréciée, moins toutefois qu’Une vie meilleure. Deux choses m’ont gênée. La première n’est pas du fait de l’auteur : j’ai beaucoup de mal à accrocher aux personnages jeunes. Il me semble être une lectrice plutôt ouverte qui aborde les personnages tels qu’ils sont, mais allez savoir, la jeunesse ce n’est pas mon truc. En revanche, cette gêne est personnelle et n’a rien à voir avec la qualité du roman. La deuxième chose qui m’a gênée, c’est l’épilogue. Pas totalement compréhensible, mais peut-être l’auteur laisse-t-elle délibérément planer un flou sur le devenir des personnages.

Pour le reste, c’est un très bon roman, du genre qui vous tient accroché de bout en bout. Laure Lapègue a décidément une plume à suspense. Je n’ai pas vu la chute arriver, le dénouement m’a glacée. Pauvres personnages maltraités par l’auteur ! Tout semble s’améliorer progressivement pour eux, qui prennent le contrôle de leur destinée, mais rien n’est écrit et au final, cela ne se termine pas en un parfait happy end. Ce qu’on croit établi ne l’est pas dès lors que les secrets enfouis au fond de chacun émergent.

Le tout sur fond de carte postale, dans une Guadeloupe idyllique au premier abord, passablement violente au second et qui rappelle la chanson de Bernard Lavilliers « Noir et blanc ».

Bon moment de lecture, donc.

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