Entretien avec Flo Renard, auteur

Aujourd’hui, nous accueillons Flo Renard, auteur indé de deux romans. Merci beaucoup à elle pour sa gentillesse et le temps qu’elle m’a consacré !

 

Flo, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

Bonjour ! Je suis Flo Renard, marseillaise bibliothécaire et auteur indépendant depuis deux ans. Je me suis « fait la main » durant quelques années sur des fanfictions avant de me lancer dans le grand bain en 2015 avec mon premier roman « Aux petites heures de la nuit ».

Présentez-nous vos romans…

« Aux petites heures de la nuit » est un roman qui s’adresse à un lectorat de grands ados / jeunes adultes, à l’image des trois personnages principaux. L’histoire aborde plusieurs thèmes tels que la reconstruction après un grave accident mais c’est aussi un récit d’amour, d’amitié, ainsi qu’une enquête. Dit comme cela, ça peut paraître très fourre-tout mais j’aime les histoires qui suivent plusieurs lignes. C’est un roman que j’ai voulu positif en dépit du sujet, optimiste et sans misérabilisme.

« Marathon men » est mon deuxième roman et c’est une comédie romantique et sportive. J’en ai commencé la rédaction à l’époque où je me suis moi-même mise à la course à pied. C’est une histoire légère, volontairement linéaire et au trait un peu forcé, qui n’a pas d’autre prétention que de faire passer un moment de détente en bord de plage ou au coin du feu.

Aux petites heures de la nuit et Marathon men parlent tous deux de la paraplégie. Pourquoi ce thème ?

Mais parce que les personnes paraplégiques sont des gens tout à fait comme les autres. Bien sûr, il y a le fauteuil, oui au premier abord on ne voit que la différence, attendu qu’elle est flagrante. Mais au-delà de ça, les attentes, espérances et aspirations des personnes en situation de handicap (au sens large) sont les mêmes que celles des valides. Partant de là, je n’ai pas voulu faire de mes personnages handi de simples faire-valoir ou des prétextes pour parler du handicap au quotidien. Tout comme les autres, ils occupent le premier plan, ils aiment, rient, pleurent ou se plaignent : ils vivent, tout simplement.

Pourquoi avoir choisi l’autoédition ? Quel bilan en faites-vous à titre personnel ?

Je me suis lancée dans l’autoédition sous l’impulsion d’une amie qui avait édité plusieurs romans par ce biais. Quand je me suis lancée dans la rédaction de mes « Petites heures », j’ai donc tout naturellement pensé à ce mode de diffusion.

Alors bien sûr, d’une part il y a le côte facile « je publie mon livre en quelques clics » mais ensuite il y a tout l’aspect « promo » à assurer, et ça, c’est nettement moins facile, d’autant que la concurrence est rude. Mais je ne regrette pas ce choix, surtout que la communauté des autoédités regorge de gens très sympathiques, que l’ambiance y est bonne et, surtout, qu’on jouit d’une absolue liberté littéraire.

Avez-vous des rituels particuliers lorsque vous écrivez ? Ou un moment privilégié dans la journée pour écrire ?

Non, je n’ai pas de rituel particulier… si ce n’est que je n’écris que sur des feuilles A4 à petits carreaux (je fais partie de ces dinosaures qui écrivent encore à la main). Sinon j’écris principalement le week-end car j’ai peu de temps libre en semaine, et le soir je suis trop fatiguée pour me concentrer.

Quelle lectrice êtes-vous ?

Eclectique ! Je lis de tout, depuis toujours. Petite, je dévorais les livres des bibliothèques Rose et Vert, les Pagnol, London, Verne… Ca ne s’est pas arrangé depuis que j’ai une liseuse car non seulement j’ai récupéré tout un tas de classiques mais les romans indés se sont rajoutés à mes lectures. Ma pile à lire est monstrueuse et ne cesse de s’accroître, mais je continue sans remords à aggraver mon cas (et je ne parle même pas des livres audio).

Que dirait l’enfant que vous étiez à l’auteur que vous êtes devenue ?

« Ben ma vieille, si un jour on m’avait dit ! »

D’autres passions hormis l’écriture ?

J’aime faire de la pâtisserie de temps à autre, c’est agréable et on est tellement fier de réussir une belle (et bonne) pièce. Je pratique aussi la course à pied, même si dernièrement on pourrait difficilement me qualifier de marathonienne et que je trottine plus que je ne cours.

Avez-vous des projets en cours ?

Depuis « Marathon men » j’en ai eu plusieurs… qui n’ont abouti à rien. Je conserve cependant mes idées bien au chaud dans un coin, on ne sait jamais. Dernièrement, je suis revenue à une idée ancienne de récit fantastique dans les années 20 et j’y réfléchis mais rien n’est encore finalisé, même si ça se construit petit à petit.

Merci Loli de m’avoir donné cette occasion de m’exprimer !

 


Portrait littéraire

Si vous étiez…

 

Un roman classique : Germinal, de Zola

Un roman contemporain : Le pendule de Foucault, de Eco

Une pièce de théâtre : L’éventail de Lady Windermere, de Wilde

Un poème : Le corbeau, de Poe

Un auteur : Zola

Un personnage de roman : Miss Marple

Un genre littéraire : naturalisme

Un mot : J’ai faim !

Une citation : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal. » Edward A. Murphy Jr.

 


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