Entretien avec l’auteur Annette Misen

Découvrez Annette Misen, auteur de romans d’anticipation et amoureuse de la langue française. Merci à elle…

Annette, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

Pour diverses raisons, j’ai dû changer d’orientation professionnelle à plusieurs reprises. Cependant, quelque soit l’emploi que j’aie pu occuper, une grande part était réservée à l’humain – qu’il soit enfant, lorsque j’étais enseignante ou adulte dans un service d’aide juridique.

Dans ce même souci de l’autre, j’ai eu à cœur, très vite, de rédiger des essais ou des études sémantiques destinées à un public ciblé. Elles n’ont donc pas connu l’édition.

Puis est venu le moment où j’ai ressenti le besoin de « me faire plaisir » en me lançant dans un projet plus ambitieux : l’écriture d’un roman. Moins de 18 mois plus tard, Hallunia était édité, suivi par Venko, un an plus tard.

Présentez-nous vos romans…

Il est notoire que de nombreux livres sont édités chaque année. Cependant, je puis affirmer que mes ouvrages se démarquent autant par l’imaginaire qu’ils renferment que par le respect de la langue française.

Quant à la langue, j’ai eu à cœur de bannir tout anglicisme et de mettre à l’honneur la richesse de notre langue, en évitant de surcroît, l’utilisation (souvent trop intempestive) des auxiliaires « être » et « avoir ». A ce niveau, de nombreux sites étrangers présentant de la littérature francophone affichent mes romans dans leur catalogue.

Quant à l’imaginaire, si l’histoire est créée de toute pièce, les différentes technologies décrites existent réellement même si certaines sont encore au stade de prototype. Mon esprit cartésien présente des difficultés à « inventer ». J’aime les faits réels même s’ils font parfois l’objet d’une extrapolation.

Les romans sont classés dans la catégorie « science-fiction », mais je préfère la notion d’anticipation étant qu’il n’y a ni vie extraterrestre ni vie sur une autre planète. Tout se déroule sur ou dans la terre, dans un futur qui pourrait ne pas être très éloigné de notre réalité…

Suite à la demande de plusieurs lecteurs désirant prolonger le plaisir de côtoyer mes personnages, j’ai écrit une suite (et fin) au premier livre « Hallunia ». C’est ainsi qu’est « né » Venko paru tout récemment.

Les deux ouvrages sont disponibles en versions papier et électronique. L’un comme l’autre conviennent à un large public allant de 16 à 87 ans (âges réels des lecteurs connus).

Pourquoi ne pas avoir choisi l’autoédition ? 

Je n’ai pas choisi l’autoédition préférant être assistée par un éditeur. En effet, j’ignore tout de la mise en page et des obligations quant à l’impression d’un livre. Dans le respect des lecteurs, j’ai donc choisi cette optique et ne le regrette pas.

Lors de la sortie de mon premier roman, j’étais toujours en activité professionnelle et n’aurais pu gérer l’édition du livre avec toutes ses obligations légales en sus. D’autant que je voulais conserver un lien avec la plume pour continuer à écrire.

Que souhaitez-vous transmettre par votre plume ?

Mes livres sont – dans une version romancée – une analyse critique de la société. Si les dérives, mauvais fonctionnements et autres y sont légions, mon but est de rappeler particulièrement que l’humain est toujours capable de se relever, quelle que soit la situation à vivre. Les deux œuvres veulent afficher une lueur d’espoir, un encouragement à continuer à croire à un autre avenir, meilleur pour tous. Un demain possible même si pour y arriver, il faut passer par des moments moins agréables.

Complémentairement, je désire transmettre à mes lecteurs le plaisir que j’ai éprouvé en écrivant. Et pourquoi pas faire naître une sorte d’amitié, voire de complicité, entre eux et mes personnages.

Avez-vous des rituels particuliers lorsque vous écrivez ? Ou un moment privilégié dans la journée pour écrire ?

Non, aucun rituel particulier, ni moment préféré. A mes yeux, l’important est d’avoir plaisir à écrire. Donc peu importe le moment ou la fréquence. Tout ce que je privilégie est l’action et l’interaction avec mes personnages…

D’où vient votre inspiration pour écrire ?

Pour Hallunia et Venko, la trame m’est venue de Platon. Son « allégorie de la caverne » m’a toujours passionnée. J’en ai donc utilisé l’image principale que tout un chacun connais, savoir les personnages enchaînés face à la paroi de la caverne, croyant que les ombres projetées sont la réalité de la vie. Il est clair que j’ai ôté le discours politique présent dans l’œuvre initiale pour créer mon histoire.

Concernant les descriptions scientifiques et/ou mécaniques, l’idée d’utiliser telle ou telle technologie peut me venir d’une parole entendue, d’une publicité, d’un article de journal… Un rien peut éveiller mon imaginaire et ma créativité scripturaire.

Votre plus beau souvenir en tant qu’auteur ?

Lorsque, pour la première fois, j’ai eu le premier roman (Hallunia), entre les mains. Fraîchement édité.. L’émotion et la joie étaient grandes.

Mais il faut reconnaître également, qu’à chaque salon (entre autres), de beaux souvenirs viennent remplir l’album. Les rencontres avec les lecteurs sont toujours des moments précieux.

D’autres passions hormis l’écriture ?

Les passions ne manquent pas chez moi ! La première est mon époux avec qui nous comptons 28 ans de mariage et de bonheur. Ensuite, notre foi chrétienne qui est le centre de notre vie. Mais il y a aussi la sémantique (particulièrement hébraïque), la cuisine (que j’aime autant préparer que manger), le tricot, la couture, …

Avez-vous des projets en cours ?

Oui, une nouvelle œuvre est en formation. Cette fois, il s’agit d’une trilogie – toujours dans le domaine de l’anticipation – dont le titre (proposé par mon mari) sera « la cité de l’emprise »… Tout un programme que je souhaite aussi palpitant et porteur d’espoir que mes deux premiers romans.


Portrait littéraire

Si vous étiez…

Un roman classique : Pensées de Blaise Pascal

Un roman contemporain : Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

Une pièce de théâtre : J’y suis, j’y reste de R. Vincy, J. Valmy et J. Borkon

Un poème : Lorsque l’enfant paraît de Victor Hugo

Un auteur : Antoine de Saint-Exupéry

Un personnage de roman :Karen Blixen

Un genre littéraire : le roman historique

Un mot : amour

Une citation : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir (la Bible)


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