Entretien avec l’auteur hybride Mélanie de Coster

Rencontre avec Mélanie de Coster, auteur hybride à découvrir ! Merci encore à elle pour sa participation…

Mélanie, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

J’ai commencé très tôt à écrire, même si mes premiers essais restent sagement rangés dans des cartons et que personne ou presque ne les a lus.

J’ai ensuite pris une pause de quelques années, pendant que mes filles étaient petites, j’ai vécu un temps dans le sud de la France (je suis d’origine belge) et je suis maintenant installée près d’Angers avec plus envie que jamais d’écrire et d’être lue !

Présentez-nous vos romans…

Actuellement, je défends principalement deux titres, parmi les plus récents.

De l’autre côté des mondes, qui s’adresse plutôt aux adolescents. Il permet de suivre des lycéens handicapés moteurs, à lui l’on ouvre la porte d’un monde parallèle où ils peuvent marcher et se déplacer sans plus aucune difficulté. Évidemment, il y a un revers à la médaille : ils devront sauver cet univers, affronter des dangers et des méchants redoutables…

Le Secret du vent, lui, présente Gwenaëlle, une sorcière sur une île de Bretagne. Elle vit seule dans sa petite maison, et elle use de ses pouvoirs pour guérir les gens qui l’entourent. Malgré tout, elle n’est pas réellement la bienvenue parmi eux… et le rejet se cristallise quand son amour de jeunesse, très convoité, revient sur l’île.

Depuis quand écrivez-vous ? Y a-t-il eu un déclic particulier ?

Je crois qu’il est plus facile de compter les années où je n’ai pas écrit que celles où j’imaginais des histoires ! J’avais seulement 10 ans que je claironnais déjà que je serais écrivain un jour. Qu’est-ce que j’ai pu passer des heures dans les trains ou les transports en commun, plus âgées, à remplir fébrilement les pages de mes carnets et à regretter le moment où le parcours s’achevait !

Inventer des histoires, imaginer des mondes, des univers, des personnages, c’est un peu comme une respiration pour moi. Et tout peut devenir un déclic : la guitare que j’ai reçue l’an dernier pour mon anniversaire a servi de déclencheur au roman que je suis en train d’écrire actuellement !

Que souhaitez-vous transmettre par votre plume ?

Pour moi, et d’autant plus que la plupart de mes textes s’adressent à la jeunesse, il est en effet important que mes livres transmettent quelque chose. Pas à la manière d’une leçon soporifique, ni d’une morale bien léchée, mais il y a toujours un message entre les lignes.

De manière évidente, De l’autre côté des mondes parle du handicap et de la manière dont il peut parfois être rejeté… mais il comporte aussi tout un message sur le fait de ne pas se fier aux apparences, de ne pas juger quelqu’un a priori, d’accepter d’aller plus loin, à la rencontre de l’autre.

Je pense que c’est vraiment là qu’est la trame interne de tous mes titres : les différences, tout ce qui est autre, étranger, mérite peut-être que vous leur accordiez une chance.

Et, plus récemment, une prise de conscience sur la place des femmes dans la société (et dans les livres) m’a aussi amené à réfléchir à ce que j’écrivais. Mais cela, vous le verrez dans mes prochains titres !

Vous êtes auteur hybride. Entre édition classique et autoédition, où va votre préférence ?

Les deux ont leurs avantages. L’édition classique offre, il est vrai, plus de représentativité. C’est tellement plus simple quand c’est une autre personne qui démarche les librairies, les salons, et même les comités de lecture des prix. En tant qu’auteur indépendant, je mène un combat permanent pour justifier ma place.

Mais c’est aussi un réel plaisir de pouvoir décider soi-même de sa couverture, voire de la mise en page, de créer un produit depuis le début. Et le circuit est aussi nettement plus rapide : j’ai un livre actuellement représenté par un agent littéraire. Il a été terminé il y a un an. Il y a eu ensuite la correction avec l’agent, puis l’envoi aux éditeurs. Et je sais qu’ensuite, quand il sera signé, il faudra encore attendre pour sa parution. Si je l’avais édité moi-même, il aurait pu être entre les mains des lecteurs pour le dernier noël !

Avez-vous des rituels particuliers lorsque vous écrivez ? Ou un moment privilégié dans la journée pour écrire ?

J’écris le plus souvent en musique. Parce que le fond sonore m’aide à me dégager de là où je suis, et que le rythme des notes va aussi entraîner celui des actions présentées dans le roman. Je choisis d’ailleurs souvent ma musique en fonction de ce que j’ai à écrire (un combat ne peut avoir la même playlist qu’une scène plus tendre). Et jamais de chanson française quand j’écris, sinon les paroles distraient mes mots.

Mais je suis aussi capable d’écrire sur un coin de table pendant que les enfants regardent la télévision. Hier, j’ai écrit une scène avec Chica Vampiro en toile de fond, c’est tout dire !

Votre plus beau souvenir en tant qu’auteur ?

Les plus beaux souvenirs, ce sont toujours les retours positifs de lecture. Ce moment, magique, où quelqu’un me dit « j’ai lu tel titre et j’ai adoré, je n’ai pas lâché jusqu’à la dernière ligne ». Là, j’ai un petit papillon à l’intérieur de moi qui se transforme en licorne et qui va me chercher ma lettre d’admission pour Poudlard !

D’autres passions hormis l’écriture ?

La lecture, mais ça me semble assez évident ! Je suis aussi gourmande, j’aime ma famille, mon chien, les promenades dans les forêts, la photo, la musique, la cuisine, le tricot… Ca se voit que je suis une grande passionnée ?

Avez-vous des projets en cours ?

Oui, j’ai un roman épistolaire que j’espère voir paraître prochainement, ainsi que le titre actuellement présenté par mon agent.
J’écris aussi un nouveau roman sur fond dystopique, et on m’a commandé un livre pour les lecteurs plus jeunes (à partir de 8 ans).

Bref, je n’ai pas le temps de m’ennuyer…

 


Portrait littéraire

Si vous étiez…

Un roman classique : Alice au pays des merveilles, parce que je découvre chaque jour de nouveaux faits et êtres qui m’enchantent

Un roman contemporain : La Tour sombre, de Stephen King, parce que même si je suis plutôt solitaire, je me rends compte que c’est plus facile de réussir son voyage quand on est bien accompagnés

Une pièce de théâtre : Cyrano de Bergerac, parce que je suis capable de grandes tirades enflammées quand je suis passionnée

Un poème : Je suis comme je suis, de Prévert (rien que le titre veut tout dire)

Un auteur : Jane Austen, juste pour vivre à son époque et avoir toutes les excuses nécessaires pour passer mes journées à écrire

Un personnage de roman : Triss, dans Divergente, parce que qui a dit qu’on était obligé d’être comme tout le monde

Un genre littéraire : le young adult, pour mon côté Peter Pan et parce que j’adore ces livres

Un mot : Ose

Une citation : « la magie existe » de Stephen King (et c’est juste parce qu’il faut en choisir une)


Cette interview vous a plu ?

Vous souhaitez en savoir plus sur l’auteur et ses livres ?

melaniedecoster.com

https://twitter.com/MelanieDeCoster

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