Montmartre ensorcelé, Alexis Boucot

Genre : fantasy urbaine, historique

Editions : Marivole

Paru en : 2017

Nombre de pages : 240

En savoir plus : Marivole

Ensorcelant Montmartre

 

Résumé : Le cœur de Montmartre et ses personnages hauts en couleur, le boulevard de  Clichy et ses cabarets, la Belle Époque de l’insouciance et du divertissement, celui du vieux Paris de 1900 qui vit les sursauts du progrès, du modernisme et de l’urbanisation. C’est aussi le décor pittoresque du maquis que traversent les besogneux, les artistes et les rôdeurs du soir.

Quant aux enfants de cette histoire, ils aspirent à la liberté et à l’aventure hors de l’orphelinat. La magie apparaît au coin de la rue comme une échappatoire à leur mauvaise fortune. Elle les mène au mystérieux château des Brouillards puis dans les sinistres catacombes. Le surnaturel fait irruption dans un récit à suspense truffé de rebondissements. L’auteur restitue ici une époque de la vie parisienne à la frontière de l’étrange et du merveilleux, un genre qui n’est pas sans rappeler celui de la fantasy urbaine.

C’est une bien jolie histoire que nous conte Alexis Boucot, entre la fantasy urbaine et le roman historique.

Le lecteur est immergé dès les premières lignes dans le Montmartre de 1900, grâce à un travail de documentation qu’il convient de saluer. L’atmosphère en ce tout début de XXe siècle est parfaitement retranscrite. Historiquement, c’est du beau travail, rigoureux de bout en bout. Trop, peut-être… ? Il y a parfois un étalage de connaissances qui pourrait gêner certains lecteurs. Pour ma part, je me garderai bien d’en faire le reproche, car ce souci d’exactitude, loin de nuire à l’histoire, la sert au contraire en donnant au lecteur les clés pour appréhender l’univers du livre.

Le roman historique bascule rapidement dans la fantasy urbaine. On pourrait craindre que le mélange soit peu concluant, et pourtant cela se marie à merveille, jusqu’à transformer Montmartre en lieu de tous les possibles, de toutes les magies, de l’émerveillement à l’effroi.

La plume est belle, élégante, adaptée à la période historique. Savante tout en gardant sa fluidité, elle entraîne le lecteur dans des descriptions – de lieux et de personnages – parfaitement dosées, jamais ennuyeuses.

Un bémol, s’il en faut un ? D’un côté, nous avons une plume très bien construite et plutôt adapté à un public adulte ; de l’autre, des moments dans l’histoire qui dérivent vers la littérature jeunesse. « Le club des prodiges » rappelle le « club des cinq », ce qui peut faire tiquer le lecteur d’un certain âge. Les héros appartiennent également à la littérature jeunesse. Au final, on peut se demander : quel public est ciblé pour ce roman ? En outre, mais c’est probablement délibéré, la couverture ne laisse pas présumer un roman fantasy…

Mais je cherche la petite bête. En vérité, j’ai passé un bon moment de lecture et je me laisserai volontiers tenter à l’avenir par d’autres romans d’Alexis Boucot. Merci aux éditions Marivole de m’avoir permis de découvrir cette plume si plaisante !

3 commentaires sur “Montmartre ensorcelé, Alexis Boucot

  1. Dans ma PAL, j’espère me laisser autant charmer par la plume de l’auteur que toi 🙂
    Quant à la couverture, je m’étais fait exactement la même réflexion…

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