Roue libre en kaléidoscope, Sacha Stellie

Genre : littérature contemporaine
Editions : Autoédition
Paru en : mai 2017
Nombre de pages : 280
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Mon avis

Résumé : 
Roue libre en kaléidoscope, troisième roman de Sacha Stellie, est un roman atypique et captivant. Le lecteur est happé par l’histoire et s’attache aux personnages principaux, au point de ne pas vouloir les laisser partir à la fin.
J’ai eu la chance de lire ce roman en bêta-lecture, et ce fut un bonheur en tant que lectrice. Moi qui ai lu les deux premiers romans de l’auteur, je note une évolution intéressante dans l’écriture : plus condensée tout en restant très riche, l’intrigue se perd moins dans les détails et est d’une grande précision.
Sur le genre en lui-même, il est difficile de trancher. Il ne s’agit pas, contrairement à La vie rayée, d’un feel-good, malgré un certain optimisme qui prend le dessus au fil des pages. Il ne s’agit pas non plus véritablement d’un drame, bien que certains événements passés soient dramatiques. L’auteur a distillé un côté roman noir bien dosé, sans que ce soit pour autant un roman suspense.
Bref, c’est inclassable et formidable.
Les thèmes abordés ? L’auteur s’est amusée en détaillant des thématiques rares en littérature, voire inédites, comme la synesthésie, sujet dominant du livre. Celle-ci est présente en permanence sans qu’elle soit nommée clairement (elle ne l’est que tardivement dans le récit), de manière très subtile.
Il y a derrière l’intrigue en elle-même des sujets très techniques, spécialisés et passionnants à découvrir : la mémoire et sa rééducation, notamment. De même pour les mots inappropriés, qui donnent au récit et au personnage de Léopoldine un caractère pétillant et imprévisible.
Les personnages sont bien construits, attachants, surtout Marceau et Léo ainsi que la description d’Alexandra et de son milieu modeste, description que j’ai trouvé très juste et humaine. Le lecteur s’identifie facilement aux personnages principaux (à titre personnel, je me suis retrouvée dans les deux, peut-être davantage dans Marceau).
Ne faisons pas fi de certains scènes, dures, violentes, qui révèlent une noirceur inattendue et une grande pudeur dans l’écriture, laquelle dit tout sans jamais être dans l’excès. C’est un roman vraiment atypique, avec une tendance à associer dans les dialogues des verbes qui ne sont pas normalement des verbes de dialogue (« tend-elle son verre », etc). Ce qui pourrait sonner faux donne au final une tonalité un peu étrange, ce qui correspond aux personnages.
Quant au dénouement, je ne peux pas dire s’il m’a surprise car, c’est là mon vilain défaut, la curiosité m’a prise et j’ai triché dès le début en allant voir directement la fin ! 
Concernant l’épilogue, j’ai toujours un peu de mal avec la fin… (Oui, moi je suis une vilaine qui aime bien quand tout finit mal ou, pire encore, quand le lecteur demeure dans le flou). Et je trouve que cela dénote un peu avec le reste du roman. Mais cette réflexion-là reste très subjective, et je pense que la très grande majorité des lecteurs apprécieront l’épilogue. 
En bref, un très beau livre à lire dès maintenant. Sacha Stellie aborde un aspect plus sombre de son univers, tout en gardant ce qui fait sa plume : un monde coloré et pétillant, des amis, des rencontres et le sens du partage.

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