Zone d’anomalie, Andriy Kokotyukha

Genre : thriller

Editions : Michel Lafon

Paru en : 2016

Nombre de pages : 364

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Très inégal

Résumé : Plus de vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, une jeune femme, Tamara Tomilina, entre en contact avec un journaliste du journal Faits incroyables. Elle veut qu’il publie son histoire.
À cause de l’explosion de la centrale nucléaire soviétique, sa mère, alors enceinte d’elle, a dû être évacuée de Pidlisne, un village du nord de l’Ukraine. Tamara a donc grandi loin de là. Mais depuis quelque temps, la nuit, elle entend des gémissements effrayants, et un irrésistible appel de ce village où elle n’a pourtant jamais mis les pieds. Et elle a entendu dire que d’autres avaient ressenti la même chose, s’étaient rendus là-bas et avaient disparu pour toujours dans la zone de Tchernobyl.
Le jour suivant la publication de l’article, Tamara disparaît.
Puis le journaliste disparaît à son tour…

 

La promesse était alléchante, l’idée de la zone d’anomalie était intéressante ; malheureusement le roman est en dessous de son résumé.

Il me faut souligner d’abord la difficulté de lecture. L’écriture n’est pas compliquée, pas du tout, mais on bute sur les mots, la syntaxe est parfois problématique. En somme, l’écriture gêne.

La  première moitié du livre, qui pourtant déroule les éléments de l’intrigue, est particulièrement linéaire. On s’ennuie. J’ai eu de grandes difficultés à m’accrocher au livre. Quand le point de vue change pour devenir celui du policier, l’intrigue devient plus rythmée et enfin j’ai pu me prendre au jeu.

Le plaisir est de courte durée malheureusement. Malgré une seconde partie plus enlevée, la double solution de l’intrigue ne m’a pas convaincue. L’une est abracadabrante, l’autre trop facile.

Toutefois, le roman dépeint une Ukraine sombre, violente, réaliste et en cela, il n’est pas inintéressant. Il n’empêche que ce livre ne me laissera pas grande empreinte, ou pas davantage que sa zone d’anomalie : un léger malaise, mais un malaise factice.

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