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Une bonne intention, Solène Bakowski (chronique)

A l’origine, Solène Bakowski a publié Une bonne intention en autoédition. Le thriller a par la suite été republié par les éditions Bragelonne qui ont à cette occasion repris en préambule certains passages de ma chronique ci-dessous dans le livre. Je les remercie pour cette attention. Toutes les infos ici.

Après avoir lu et adoré Un sac, je ne pouvais entamer qu’avec optimisme Une bonne intention. Et mon enthousiasme n’a pas été déçu, bien au contraire. Voilà bien un thriller où personne n’est ce qu’il est censé être. Solène Bakowski a ce don incroyable de faire aimer des personnages en marge de la société et de dévoiler les plus sombres névroses d’êtres au-dessus de tout soupçon.

Il y a Mati, enfant repliée sur elle-même depuis la mort de sa mère, enfantine mais grave, qui envoie des lettres au Pays blanc où vit sa maman. Il y a le souvenir d’une mère qu’on disait dépressive, et la débâcle d’un père que la douleur pousse au bord de la folie. Et d’autres personnages, tous plus intrigants les uns que les autres : Rémi, le seul adulte apte à partager les convictions de Mati ; la grand-mère de Mati, pleine de sollicitude ; le grand-père, gentiment absent. Et puis, Mati disparaît et le passé revient, encore et encore.

L’auteur le dit : tout part d’une bonne intention. On comprend rapidement quelle est la bonne intention à l’origine de la disparition de Mati. Et cette bonne intention fait écho à d’autres bonnes intentions qui ont eu dans le passé des conséquences funestes, comme l’apprendra Mati. Solène Bakowski livre un thriller absolument captivant, oppressant, que vous ne lâcherez pas. Car, dès les premières pages, vous sombrez dedans. Vous basculez. Les personnages vous hantent et vous voilà plongé dans cet enfer pavé de bonnes intentions. Bravo, bravo, bravo !

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